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Pif le chien est un personnage de bande dessinée créé en 1945 par José Cabrero Arnal pour le journal l'Humanité et qui servait de prétexte à la dénonciation des injustices de son époque : la faim ou le manque de logements. Il eut comme prédécesseur le personnage de Top du même auteur. C'est un chien de fiction d'allure anthropomorphe qui forme un couple antagoniste/protagoniste avec le chat Hercule. Dessin R. Mas (1958)Il apparaît pour la première fois le 28 mars 1945, en noir et blanc, dans le journal l'Humanité, puis dans l'Humanité Dimanche, et fait ses débuts en couleur dans Vaillant en 1952. Il y connaît rapidement un tel succès que le jounal change de nom pour devenir Vaillant le journal de Pif en 1965, puis Pif Gadget en 1969. Dès la fin des années 60, malade et fatigué, Arnal abandonne la série à d'autres dessinateurs dont, parmi les plus connus : Louis Cance, François Dimberton, Michel Motti, François Corteggiani, Giorgio Cavazzano et surtout Roger Mas (pseudonyme de Roger Masmonteil) qui fut son principal successeur.
Tracé d'un trait net et précis, Pif le chien apparaissait parfois dans des cases un peu vides et d'une manière un peu immobile, mais le style tout en arrondi et les fonds en aplat de couleur donnaient à la série un air de gaité proche d'un Walt Disney. Il est également paru en trimestriel de 1950 à 1967 et dans un « petit format » intitulé Pif Poche à partir de 1962. Il a fait l’objet d’une série de dessins animés et d’un long métrage, les Nouvelles aventures de Pif et Hercule, en 1993. Le 1er juiller 2004, suite à la sortie du nouveau Pif Gadget, il est revenu sous le dessin de Bernard Ciccolini et le scénario de Richard Médioni.
l'Histoire : Dessin Roger Mas (1958)Pif le chien vit dans une famille de classe populaire formée du travailleur Tonton, de son épouse Tata et de l'enfant de la maison, Doudou. Pif et Doudou font les quatre cents coups au grand danger de se faire botter le train par le brutal Tonton qui ne craint rien au monde hormis le percepteur et sa tyrannique épouse. Hercule, chat brutal et faquin, œuvre corrolairement à s'emparer du bifteck chapardé par Pif, mais Tonton et Tata sont un danger constant pour lui aussi. Parfois Hercule a le dessus, parfois c'est Pif. Doudou peut s'allier aux deux animaux ou les jouer l'un contre l'autre ou les trahir tous les deux. Tonton et Tata, qui ont eux-mêmes leurs propres conflits internes susceptibles d'encourager d'autres alliances, peuvent capturer Pif ou Hercule, ou les perdre, ou tomber dans leur piège, ou éventer leur combine, ou jouer l'un contre tous les autres. Les combinaisons sont infinies.
Personnage associé à Pif, Hercule est apparu en 1950, deux ans après son « ami » le chien. Hercule est un chat noir, faquin, bagarreur, portant un pansement en croix sur le museau et un sourire affamé sur les babines. Il a toutes les caractéristiques du voyou sans scrupule. L'essentiel de son rôle dans les bandes dessinées où il apparaît consiste à tenter de piéger Pif, et à gagner ou à perdre, en fonction du sort des armes. Il prolonge la tradition des faire-valoir du monde de la BD, tels que Vil Coyote, le chat Sylvestre (de Titi et Gros Minet) etc. Au fil des numéros et du temps, Hercule a quelque peu perdu son statut d'antagoniste et agit le plus souvent comme un ami proche de Pif, faisant de temps en temps les quatre-cents coups avec lui. Finalement, ils ont fini par devenir des compères avec une relation haine/amitié.
Hercule a d'ailleurs fini par avoir son propre magazine, intitulé Super Hercule, qui a une formule d'édition assez proche de Pif Gadget: Super Hercule montre bien aussi des BDs, mais il porte plus sur un ton comique que son cousin avec de nombreux gags et un humour sarcastique. Il offre aussi un gadget, mais ce dernier est beaucoup plus orienté « farces et attrapes ».
Un homologue plus jeune de Pif le chien existe sous le nom de Pifou. Créé par Roger Mas, Pifou est un petit roquet sympathique plus enfantin que Pif et qu'on identifie parfois comme le fils de ce dernier. Pifou n'évolue pourtant pas dans le monde de Pif. Il vit plutôt sous l'autorité tyrannique de Brutos, un bouledogue longiligne, verbeux, paternaliste et antipathique. Lui-même d'un naturel joyeux, volontaire et peu impressionnable, Pifou manifeste son approbation par l'expression « glop ! » et sa désapprobation par l'expression « pas glop ! ». La totalité de son langage se réduit à ces deux formules qui contrastent candidement avec la logorrhée de son rebutant faire-valoir.
(source : wikipédia)
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